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jeudi 6 novembre 2008

Femmes et gallinacés

Mais pourquoi nous associe-t-on toujours à des gallinacés ? Poule, poulette, dinde et même pintade !!! Les éditeurs nous affublent de ces sobriquets de basse-cour. Coup marketing ? Véritable tendance littéraire ? J'en ai les ergots qui se hérissent.

lespintades Les pintades, c'est l'intitulé d'une collection de livres qui proposent des bons plans et une immersion 100% girly dans des villes comme New-York, Londres et Téhéran (pour l’instant).
Pour les auteures : "La pintade est une femme qui n’a rien d’une bécasse" (c'est sûr !). Quand on est une femme aujourd’hui, on est forcément un peu pintade (ah bon ???) Ce surnom n’a rien de péjoratif. Au contraire. C’est un pied de nez, un statement (un quoi ?), qui rend hommage aux multiples facettes des femmes. La pintade, égérie du nouveau féminisme ? Ab-so-lu-ment.'" (résolument non !).
Définition du Petit Larousse : Oiseau gallinacé au plumage sombre, originaire d'Afrique, acclimaté dans le monde entier.

Rassurant : il existe des pintades all over the world !!!

poulette Poulette, c'est l'égérie d'une bande-dessinée québécoise, c'est vous, avec vos doutes et vos angoisses de future chef d'entreprise. J’en avais parlé par ailleurs. Et "pour celles qui en ont gros sur le coco", Poulette vous propose la poulethérapie ! Bizarrement, le site de la cocotte, oups, pardon..., de l'illustratrice n'est plus du tout à jour. Poulette aurait-elle fini par créer son entreprise ?
Définition du Petit Larousse : 1. Jeune poule. 2. Employé comme terme d'affection : Bonjour ma poulette !

Plutôt employé affectueusement par les hommes, non ?

pasdepitiepourlesdindes Pas de pitié pour les dindes, c'est le titre du livre d'Alexia Laroche-Joubert (ex-directrice de Star Academy), ses réflexions sur la génération des femmes trentenaires, coincées entre héritage féministe et difficultés du monde moderne. Parait que c’est aussi un livre très autobiographique. Dinde alors !
Définition du Petit Larousse : 1. Dindon femelle. 2. Fam. Femme ou fille sotte, stupide.

C'est pas sympa-sympa pour les trentenaires !

gourdes Et lorsqu'on veut s'évader de cette basse-cour - comme Ginger dans Chicken Run -, c'est pour mieux y retomber, encerclé par un genre littéraire qui s'aggripe à nos ergots. Citons Le journal de Bridget Jones, Le Diable s’habille en Prada, Sex and the City et la collection, bien française, On n'est pas des courges (rebaptisée On n'est pas des gourdes). On appelle cela de la "chicken litterature" ou "chick lit" la littérature de poulettes, "futile, mais fondamentale" parait-il.
jeanne Mais voilà Jeanne, un gros oiseau genre Shadoks, avec ces trois poils sur la tête. Sa caractéristique ? L’oiseau-femme "parle peu, mais réfléchit beaucoup. Souvent ironique, parfois lucide, elle est cependant en toute occasion flegmatique".
Ce que je confirme pour avoir eu le privilège de voir en avant-première quelques planches du futur album de Chloé, sa jeune auteure.

Peut-être la seule caricature emplumée qui trouve grâce à mes yeux. Encore que... A la voir ainsi décapitée, Petit Homme a cru qu'elle représentait...attention... l'arrière d'un éléphant !!! Nous v'là bien !

Les_femmes1

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mardi 4 novembre 2008

Maman travaille : le réseau des mères actives

mamantravaille C'est tout nouveau, tout beau, et je ne peux que saluer l'initiative ! C'est Maman travaille, un site/blog qui se veut le premier grand réseau de mères actives. Pour en savoir plus, j'ai aussitôt contacté sa fondatrice, Marlène, une jeune maman entrepreneuse de 25 ans, rédactrice aussi dans différents webmédias, membre d'associations, bref une femme pleine d'énergie. Interview.

  • Comment vous est venue l'idée de créer ce blog ?

marlene_mamantravaille Je ne sais plus qui a dit "ce qui manque aux femmes, ce sont les réseaux". Les hommes -les pères- ont des prétextes divers et variés pour se réunir (club des amateurs de cigares, golf, sex shops, rayez la mention inutile), alors que les mères n'auraient que le droit de se raconter leurs accouchements en mangeant des macarons. Quand nous discutons, avec des amies mères, certes nous nous racontons nos accouchements, mais nous parlons aussi énormément travail. Et elles disent toutes la même chose : conserver et développer son activité professionnelle quand on est aussi maman, ça demande deux fois plus d'énergie. Un lieu de rendez-vous virtuel mais quotidien semblait tout indiqué.

  • Quelles informations y trouve-t-on ?

Tout ce qui peut intéresser les mères actives : des infos purement professionnelles, des conseils plus légers ("comment je m'habille pour...?"), une revue de presse sur l'égalité hommes/femmes, des idées d'activités pour nos enfants, des bons plans, des trucs et astuces pratiques sous forme de mini-débats, des anecdotes rigolotes (ou pas) de nos membres, des livres et des blogs, la présentation des autres réseaux féminins, et surtout des petites interviews de mamans qui travaillent, qu'elles soient connues ou pas. Et cette semaine, nous allons inaugurer la rubrique 3 questions à... une personnalité. La première risque de vous surprendre ! :)

  • Plus qu'un blog, vous avez l'objectif d'en faire un réseau de mères actives. Pourquoi et comment ?

Il existe déjà de très bons réseaux de professionnelles d'un côté et de très bon réseaux de mères de l'autre. Mais à ma connaissance, Maman Travaille est le premier réseau de mères actives (salariées, free-lance, entrepreneuses). En lançant ce blog, je pensais réunir une trentaine de femmes tout au plus. Or, le premier jour, il a reçu plusieurs centaines de visites, et des dizaines de mamans qui travaillent m'ont contactée pour me dire qu'elles en étaient ! Les buts affichés: nous coopter les unes les autres, échanger nos conseils, découvrir des parcours de mamans qui travaillent, partager nos expériences et pourquoi pas nos clients, nous rencontrer... Et à terme, créer une sorte de groupe d'influence, à notre échelle.

  • Votre rubrique "Les propositions" a aussi un petit air de... "revendications". Qu'est-ce qui selon vous cloche/manque le plus pour que les mamans actives vivent sereinement leur "statut" ?

Si Simone Veil avait juste demandé à voix basse en battant des cils "S'il vous plait, j'aimerais bien que les femmes puissent avoir le choix d'avorter, si ça ne vous dérange pas trop..." je ne suis pas sûre que sa loi aurait été adoptée ;-) A notre petit niveau, nous essayons de mettre en lumière ce qui ne va pas : par exemple faire garder son bébé est un vrai casse-tête et peut mettre un gros coup de frein à la carrière d'une femme ! Les mères ont un potentiel économique et créatif formidable, il n'y a qu'à voir par exemple le nombre de "mompreneurs" qui créent des entreprises, comme on peut en lire aussi sur Toutpourelles. Des choses très simples comme la généralisation des crèches d'entreprises ou du télétravail font cruellement défaut. Ces propositions sont évolutives, régulièrement les membres de Maman Travaille en suggèrent de nouvelles. Si vous-mêmes vous avez une idée, n'hésitez pas :-)

  • Vous êtes-vous même une maman qui travaille (et pas qu'un peu au vue de votre bio !). Quels sont vos secrets pour tout concilier ?

Mon travail est avant tout une passion, (je suis web-rédactrice et j'ai une société de contenu éditorial spécialisée dans les NTIC). Si j'étais employée à la mine, je n'y mettrais pas autant d'ardeur... Et à vrai dire, je suis très mal organisée. Je peux passer des nuits blanches à travailler sur l'ordinateur, et le lendemain, supplier ma fille de baisser le son de son camion musical. D'où l'intérêt de Maman Travaille : je me demande toujours comment font les autres ! Pour déculpabiliser, je me répète qu'avoir une maman qui travaille est un bon exemple pour elle. J'ai aussi la chance d'avoir un entourage (d'hommes !) compréhensif, la plupart de mes clients savent que je suis tributaire des horaires de la crèche, mon associé est un ami, le père de ma fille se lève tous les matins pour le biberon...

  • Et les papas dans tout ça ? :-)

Attention, c'est un blog de mamans, mais les papas peuvent nous rendre visite, on ne va pas leur jeter des tomates. Le féminisme est une bonne chose, pas la misandrie ! Mon propre père a joué un rôle primordial dans mon éducation, donc je n'imagine pas élever ma fille sans le sien. Après, au sein du réseau Maman Travaille, il y a des mères de familles monoparentales ou même homoparentales... L'épanouissement des mamans qui travaillent se fera avec les papas, pas contre eux. Quand on ne s'étonnera plus qu'un père prenne son congé paternité ou quitte une réunion pour aller chercher son enfant malade, pendant que sa femme travaille, on n'aura plus besoin de Maman Travaille ! :-)

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jeudi 30 octobre 2008

Ces femmes si brillantes mais si seules

lestoilesdaz Il parait qu’une femme cadre sur cinq vit seule. Plutôt citadines, bourrées de diplômes, ces working women se sont battues pour réussir leur vie professionnelle. Accrochées à leur autonomie financière, passionnées par leur travail, elles mènent en parallèle une vie sociale, associative et culturelle intense. Jusqu’au jour où….

"A 40 ans, certaines paniquent, car elles n’ont pas vu le temps passer et n’ont pas d’enfants" analyse la psy Marie-France Hirigoyen, dans une interview donnée au magazine L’Entreprise en avril dernier. Le témoignage de Stéphanie citée dans le blog Les cadres sur le divan est à cet égard poignant : "Tous ces visages, tous ces contacts, et le soir, je me retrouve toute seule chez moi... pas de petit ami, pas d'enfant... je suis seule comme un chien."

A l'autre extrémité, d'autres revendiquent haut et fort cette solitude. Un choix, pas toujours bien compris par l'entourage, conséquence souvent d'une vie de couple dont elles ont mesuré toutes les limites, comme l'a bien illustré mercredi soir le reportage Des célibataires heureuses dans le JT de France 2.

Et cette réalité, mal ou bien vécue, vire même au phénomène social : les trois quart des célibataires sont des femmes. 5 millions en tout ! Il est aussi brillamment décrypté dans le dernier livre de MF Hirigoyen Les nouvelles solitudes.

Mais tout de même, je m’interroge. Lorsqu'une femme cherche à réussir sa vie professionnelle, à être indépendante, est-elle vouée à la solitude ? Est-ce là le prix à payer ?

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mardi 28 octobre 2008

Avez-vous pris votre DIF ?

dontforget Oui, vous savez, ce droit individuel à la formation ? Depuis 2005, il vous permet de vous former 20 heures par an cumulables pendant 6 ans maximum, que vous soyez en CDI, en CDD, en temps partiel ou à mi-temps. Normalement, votre entreprise est tenue de vous informer du nombre d’heures restant à votre compteur. Jetez un œil dans votre bulletin de paie. C’est généralement au mois de janvier ou de juin que vous y trouverez votre décompte. Vous pouvez aussi trouver l’info sur l’Intranet de votre entreprise. Sinon, n’hésitez pas à frapper à la porte de votre DRH ou de votre supérieur hiérarchique. Parce que ce n’est pas lui qui va spontanément vous rappeler que vous pouvez vous former… Entre nous, il a plutôt tort car les salariés risquent de prendre tous leur formation au même moment avant les 6 ans fatidiques. Mais bon, il fait comme il veut. C'est lui le patron...

La bonne nouvelle dans ce dispositif, c'est que si vous êtes en congé maternité, que vous avez pris un congé parental ou d’adoption, vos heures d’absence sont prises en compte dans le calcul du DIF. Merci à la loi de 2006 sur l’égalité salariale entre femmes et hommes !

Attention : si le DIF est un droit, ce n’est pas un dû. Votre employeur peut vous refuser la formation que vous lui réclamez, mais pas plus de deux années civiles de suite. Au-delà, vous pourrez bénéficier d’un congé individuel de formation (CIF) par le Fongecif (si l’organisme accepte votre formation !). Votre employeur devra alors financer une partie des frais.
A noter : normalement, le DIF permet de se former en dehors de ses heures de travail (pas sur vos RTT !!!). Mais dans les faits, il s’exerce souvent sur le temps de travail. Dans les deux cas, vous continuez à être payé et tous les frais sont à la charge de votre employeur (déplacement, hébergement, allocation formation si la formation est hors temps de travail).
Bon à savoir : vous pouvez aussi utilisez le DIF pour financer un bilan de compétences ou une VAE.
Deux sites utiles : Service-Public précise toutes les modalités du DIF. Keldif donne la liste des accords DIF par branche professionnelle.

Voilà, c'était mon petit billet info pratique de la semaine ! :-)

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samedi 25 octobre 2008

Prix des femmes formidables 2008 : cruel dilemne !

femmes_formidable J’ai eu la chance de participer jeudi au Prix des Femmes Formidables 2008, récompensant des initiatives bénévoles portées par des femmes, organisé par l’hebdomadaire Femme Actuelle. Non pas en tant que candidate, mais en qualité de membre du jury. C’était une belle expérience, mais aussi très frustrante.

Une belle expérience parce que j’étais entourée de personnalités prestigieuses : Stéphanie Fugain, fondatrice-présidente de l’association Laurette Fugain, Christine Janin, présidente-fondatrice de l’association A chacun son Everest, Véronique Poivre d’Arvor (la femme de PPDA), fondatrice de l’association La Maison de Solenn, la réalisatrice-productrice Yamina Benguigui (plus star que elle tu meurs !), membre du Haut conseil à l’Intégration, des représentants d’institution humanitaires et associatives - France Bénévolat (partenaire-phare du Prix), le Secours populaire, Athlètes du monde présidé par le perchiste Jean Galfione (beau comme un dieu !) -, des représentants de fondations comme WWF France, Fondation Nicolas Hulot, et bien sûr le staff du magazine Femme Actuelle. Sans oublier, Laeticia Hallyday, marraine comme les années précédentes de ce troisième Prix. Simple, avenante, souriante, elle a distribué des bises à tout le monde (oui, oui, même à moi !), manifestement ravie de participer à cette nouvelle session.

L’expérience était aussi très frustrante car il s’agissait de récompenser trois lauréates sur les dix finalistes. Même si toutes seront fiancièrement récompensées - 40 000 euros de dotations -, trois d’entre elles monteront sur le podium. J’avais étudié leur dossier quelques jours auparavant. Et j’ai passé des heures à les départager. Un vrai crève-cœur...
Comment juger des femmes qui luttent au quotidien dans le domaine de l’enfance, de la solidarité et de l’environnement ? Sur quels critères leur attribuer un Prix alors que toutes ces femmes ordinaires font des choses extraordinaires ? Fallait-il privilégier Christiane qui soutient les familles d’enfants toxicomanes au détriment de Fatima qui utilise le maraîchage comme chantiers d’insertion ? Plutôt Anne qui lutte pour faire adopter des enfants porteurs d’un handicap physique ou moteur, ou Amandine qui transforme des déchets industriels en objets artistiques ? Plutôt Marie qui aide les précaires ou Sophie qui répond aux problématiques relationnelles parents/enfants en les accueillant dans une… cuisine ? Délicat, difficile, terrible !

Les débats ont été passionnés et passionnants, chacun défendant les actions de leurs femmes préférées. Finalement, un consensus s’est dégagé et trois lauréates ont surgi de la sélection. Leur nom ne sera officiellement divulgué que le 1er décembre, car le classement risque d’être bouleversé par le Coup de cœur des internautes, appelés à voter entre le 3 et le 16 novembre sur le site de Femme Actuelle. En tout cas, toutes ces femmes formidables seront invitées le 25 novembre à La Cantine du Faubourg à Paris pour assister à un concert privé de Cali. Le jury aussi sera de la partie. Une belle soirée en perspective ! Oh zut ! J’ai oublié de demander à Laeticia si Johnny allait l’accompagner 8-)

EDIT : je précise que j'ai été membre du jury après m'être inscrite sans trop y croire, sur le site de Femme Actuelle. J'ai été tirée au sort avec Danièle, une autre internaute, que je salue au passage. Rien à voir donc avec ma fonction de blogueuse. Incroyable hasard tout de même, non ? ;-)

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