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jeudi 20 novembre 2008

Prix Excellencia 2008 : j'y étais !

Voilà une initiative qui récompense depuis quatre ans des femmes ingénieures high-tech et qui n’est connue que par le microcosme des technologues et des scientifiques. Pour preuve, le peu de journalistes de la presse nationale présents lors de la remise des prix. Je ne parle même pas de la presse dite féminine. Bonjour la couverture médiatique ! Allez, je suis mauvaise langue : les lauréates ont eu droit aux hommages de la presse... régionale !

N'empêche... La prochaine fois que j'entends dénoncer le fait que les femmes sont sous-représentées dans les secteurs de l’informatique (étude du Cnisf), qu’il y a une crise de vocation scientifique et technique chez les filles, ou qu’il n’y a pas assez de modèles de femmes qui réussissent, je rue dans les brancards.

excellencia2008 Bref, après ce petit mouvement d'humeur (pour rester polie), je vous présente les quatre lauréates du Prix Excellencia 2008. De gauche à droite, Clarisse Dhaenens (catégorie Recherche), Dominique Altche (catégorie Entreprise), Virginie Simon (catégorie Jeunes) et Amina Dejean Bensaïd (Prix spécial du Jury). Leur point commun : la preuve que l’on peut s’éclater dans la high tech - domaine squatté par les hommes -, tout en gérant tambour battant sa vie familiale et personnelle.

Vous trouverez tous les détails sur leur formation, leur parcours et leur responsabilité actuelle sur le site du Prix. Mais ce qui me semble tout aussi intéressant, c'est le pourquoi de leur vocation. Et là, on constate deux tendances : soit le déclic a germé dans un environnement familial propice (parce que l’un des deux parents était déjà dans une activité de recherche ou informatique), soit il est né à l’école. Virginie, la plus jeune, a eu le coup de foudre sur un forum d’orientation et Amina grâce à un prof d’électronique au collège. Cela donne à réfléchir...

Pour info, les candidatures pour l’édition 2009 sont d’ores et déjà ouvertes. Le principe est simple : soit vous êtes vous-même une ingénieure et vous candidatez, soit vous en côtoyez une dans votre environnement professionnel et vous l’inscrivez. C’est ensuite au grand public de voter en ligne, puis aux membres du Jury de les départager. Allez, les high tech girls, sortez de l'ombre !!!

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lundi 17 novembre 2008

Quotas de femmes dans les entreprises : on en reparle !

hommesfemmes Je remets le sujet en ligne ici après l’avoir déjà abordé dans le forum du groupe Tout pour elles sur Facebook en juin dernier. D’abord parce que tout le monde n’est pas sur Facebook et ne peut donc participer au débat. Ensuite parce que l’actualité s’en est fait l’écho vendredi à travers l’intervention de Valérie Létard. La Secrétaire d'Etat à la Solidarité s'est dit plutôt favorable à l’introduction d’un quota de femmes dans les conseils d’administration. Pour rappel, elles ne sont que 8 % !
« Si l'objectif "n'est pas d'arriver immédiatement à une parité stricte", Valérie Létard souhaite arriver à une "proportion plus significative, par palier".» (source AFP)

Le sujet des quotas est délicat. Pour résumer :

- celles qui sont pour estiment que c’est un bon moyen pour percer le plafond de verre et ainsi accéder au haut de la hiérarchie. Mais n’est-ce pas alors la porte ouverte à une dérive de quotas vis-à-vis d’autres catégories comme les seniors, les noirs, les jeunes de moins de 30 ans… ?
- celles qui sont contre ne veulent pas être pris pour des femmes alibis, être promues parce qu’elles sont des femmes et s’entendre dire : c’est à cause des quotas qu’elles ont réussi. D’accord, mais alors quelles autres solutions proposées pour leur permettre d’atteindre les comités de direction des entreprises ?

Voilà, je relance le débat. Tous vos arguments et idées sont les bienvenus.

EDIT : juste pour préciser : le résumé ci-dessus condense le débat qui s'est tenu sur Facebook.

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vendredi 14 novembre 2008

Tester un métier avant de le pratiquer

J’avais repéré l’initiative sur le site de Fabrice il y a un an et je l’avais trouvée formidable. Le concept est américain et à l’époque, je me demandais qui allait bien pouvoir lancer ça en France. C’est désormais chose faite. De quoi s’agit-il ?

L’idée consiste à vous donner la possibilité de tester le métier dont vous rêvez auprès d’un professionnel qui le pratique déjà. Par exemple, vous avez envie de devenir libraire, vigneron, comédien, moniteur de tennis, ébéniste, mytiliculteur, éleveur de chèvres, crêpier… ? Vous pouvez désormais découvrir toutes les facettes de ces métiers en partageant pendant plusieurs jours le quotidien d’experts, histoire de bien caler votre rêve avec la réalité.

peradequa vaimetiers Depuis peu, deux sociétés françaises proposent ce genre de prestations : PerAdequa et ViaMétiers (primé au concours Cré’acc). Chacune dispose déjà d'une belle palette de métiers. Bien sûr, ce n’est pas gratuit et le prix varie selon les prestataires et les formules proposées. Renseignement pris : ViaMétiers facture 1 950 euros HT un parcours de 4 à 5 jours (quelque soit le métier) comprenant de la formation en groupe et un stage d'immersion individuel. De son côté, PerAdequa commercialise la découverte du métier (2 et 3 jours) à partir de 600 euros HT et sa formation (3-4 ou 5 jours) à partir de 1 500 euros HT.

Pas vraiment abordable pour les demandeurs d’emploi, me direz-vous. Mais des offres spécialement adaptées à leur "statut" ne vont pas tarder à arriver. En attendant, si vous êtes salarié et que vous songez à vous reconvertir, vous pouvez toujours demander à ce que votre employeur prenne le coût en charge, en faisant jouer votre DIF par exemple ;-)

En tout cas, je reste persuadée que ce concept a de l’avenir. Il n’y a qu’à voir vos réponses lorsqu'il y a un an, j’ai cherché à savoir si le métier que vous exerciez était bien celui dont vous rêviez. Vous n’étiez que 5 sur 39 à m’avoir répondu... oui !

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mercredi 12 novembre 2008

Un papa-bédéiste fou de sa fille Maé

paccomae Je ne me rappelle plus très bien comment je suis tombée sur le blog de Maé, mais j’en suis vite devenue accro. Maé est une petite fille de 4 ans et le personnage principal d'une BD. Son auteur n'est autre que son papa, Pacco, dirigeant d'une agence de création graphique en région parisienne.
Depuis 2007, ce quadra croque avec beaucoup d’humour, de tendresse et de complicité son rapport avec sa fille. Leurs bouts de vie se succèdent sur le blog, en attendant le premier album papier qui devrait voir le jour l’année prochaine.

Avant que ce papa dessinateur de talent ne soit happé par la notoriété, j'ai pu lui arracher une interview-express.

  • Quel a été le moment déclencheur, celui qui vous a donné envie de dessiner votre fille et votre quotidien avec elle ?

Je pense que faire des planches sur sa progéniture est une idée que tout auteur de BD a un jour. J'ai eu la chance de trouver un "angle" qui a plu et qui m'a motivé à en faire d'autres.

  • Dans la BD, vous avez l’air d’un papa attardé, un peu ado, accro à la Nintendo DS, et Maé d’une petite fille tyrannique. Etes-vous tous les deux ainsi dans la vraie vie ?

C'est bien évidement une des facette de nos personnalités et un des aspects de notre relation. Mais heureusement, ce ne sont pas les seuls. En réalité, Maé est un enfant comme tous les autres… Et moi, je suis Batman. Mais le principe du blog, c'est de faire rire les lecteurs, qu'ils aient des enfants ou pas. Donc je ne traite que des moments drôles de notre vie.

  • Toujours dans la BD, Maé zozote, dit "koooooaaaaaaa" et "Stoukette". Est-ce vraiment le cas ?

Maé zozotte beaucoup moins qu'avant, mais ça lui arrive encore souvent. Le "kooooaaaaaa", on lui fait la guerre à chaque fois pour qu'elle dise "comment ?". Mais pour l'instant, elle gagne une bataille sur deux. Pour "Stoukette", à chaque fois Sté ma femme - également blogueuse - me regarde comme si je rentrais d'une nuit passée avec des professionnelles de la profession.

  • Comment qualifiez-vous votre rapport de père avec votre fille Maé ? Quel genre de lien vous lie à elle ? Qu’est-ce que vous cherchez à lui inculquer ?

Je ne sais pas comment qualifier ce lien, je suis son père et elle ma fille, et nous explorons cette notion chaque jour. Le lien ? Bah l'amour !!! Comme je l'ai écrit sur la première planche faite sur Maé (elle avait alors 2 ans et demi), ce qui est essentiel pour moi, c'est qu'elle soit curieuse, respectueuse et autonome… Et qu'elle n'oublie pas que nous ne sommes que des poussières dans le vent.

Merci encore Pacco pour l'interview et pour m'avoir autorisée à reproduire cette planche.

yayourt

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samedi 8 novembre 2008

Mère active avec un enfant malade : un combat quotidien

musika-art Vous jonglez entre votre travail et un enfant à la santé fragile, victime d’une maladie chronique, récurrente, incurable, rare. Alors vous êtes comme Brigitte, maman d’une fille poly-allergique atteinte d’une dyskinésie ciliaire primitive (DCP). En résumé, une infection bronchopulmonaire dont souffre également Brigitte. Face à cette réalité qui l’amène à gérer son travail et son enfant "pas bien portant mais pas tout à fait handicapé", elle m’a envoyée un cri du cœur que je souhaite vous faire partager, avec son accord bien sûr (encore merci Brigitte).

« Dans ce genre de situation, ce que l'on ne prend pas en compte, c'est le stress de la mère qui travaille. C'est à dire la difficulté à gérer au quotidien ce type de maladie : se demander tous les soirs si le lendemain il lui sera possible d'aller au travail, qui pourra garder son enfant malade, qui appeler pour le garder, à quel prix… Pourra-t-elle demander un énième jour de congé ? Pourra-t-elle demander encore le changement des plannings ? Supportera-t-elle encore les réflexions du genre : "Encore" ?

Le fait d'être confrontée tous les jours, et pendant plusieurs années à ces questions, épuise le plus grand des dynamismes et optimismes. L'obligation de toujours jongler avec les horaires, les rendez-vous chez les médecins, essayer de garder le moral pour son enfant, sa famille et ses amis. S’entendre dire "tu es forte de supporter tout cela", alors que vous ne savez pas comment vous tenez et supporter ce quotidien fait de surveillance, d'inquiétude, d'incertitude, de culpabilité. Bien entendu un compagnon, un conjoint ou un mari peut être très présent ou laisser tomber. Mais la mère est la maîtresse de son foyer quelque soit ses revenus et conservera les soucis de son organisation et de la santé de sa famille.

Il faut parler des mères seules qui se retrouvent dans ce cas de figure. Que dire à ces jeunes femmes dont la détresse est à la fois morale, financière et affective ? Ces mères fragiles socialement qui arrivent à peine à survivre et qui en plus n'arrivent pas à travailler régulièrement du fait de la santé de leur enfant. Je pense à ces petits qui sont sensibles, qui sont des éponges affectives, qui ont besoin de certitude, de réconfort, de confort pour dépasser leur maladie.

Toutes ces mères, dont une grosse partie de leur salaire passe dans les frais de garde sont des citoyennes à part ! Elles n'ont le temps de rien, car elles tentent de concilier vie familiale, vie professionnelle, la maladie et parfois leur propre maladie. Et donc on n'entend pas parler d'elles.

Ce siècle se doit d'être solidaire et servir d'exemple pour les générations futures, il faut parler de ces mères et les aider dans leur combat quotidien car elles font beaucoup et apporte une grande richesse humaine à notre société en matière de patience, de persévérance, d'ouverture d'esprit, de réseau social, de trucs et d'astuces en tout genre... Elles sont porteuses d'espoir comme toutes les mères, mais avec encore plus de force et de vie. Car il s'agit de la vie d'enfants, adultes de demain, pas tout à fait bien portants, pas tout à fait handicapés !

Il faut trouver des solutions plus adaptées au niveau juridique dans les contrats de travail, plus de souplesse dans la prise de jours en cas de cure ou d'hospitalisation, des aides ponctuelles quand l'enfant est hospitalisé ou doit rester chez lui en repos, plus de possibilités de professeur à domicile. Garder un enfant à la maison dans le cadre de la maladie chronique est un parcours du combattant si injuste ! »

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