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vendredi 28 novembre 2008

Ma vie en free, c'est fini !

lestoilesdaz Il y a presque un an, je vous annonçais le début de ma vie en freelance. Un choix par défaut, plus qu’un choix de vie, je le reprécise. Même si elle avait certains avantages, j’avoue que la situation n’était pas toujours confortable, avec des hauts et des bas professionnels et financiers pas simples à gérer. J'ai donc gardé un œil averti sur le marché du travail. Des fois qu’un poste sympa et moins aléatoire venait à passer. Mais bon, à 42 ans, je ne me faisais plus vraiment d’illusion...

Et puis, le destin, la chance, la synchronicité (comme dirait Sonia), que sais-je, s'en sont mêlés. Et ce poste, je n'ai pas eu à le chercher. Il est venu à moi en août dernier (merci Google et Facebook !). Une formidable opportunité, tellement dingue que j'ai dû me pincer pour y croire. Et même encore maintenant, là en vous écrivant, je me dis que c'est... fou !

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus pour le moment, ni sur le pourquoi de mon recrutement, ni sur le projet que je vais être amené à piloter. Ne m’en veuillez pas. C’est encore un peu top secret ;-)

Par contre, je peux vous annoncer qu’à partir de lundi, mon bureau ne sera plus un coin de table dans mon salon ;-) mais une belle pièce à moi toute seule dans une importante entreprise. Je serai basée à Paris, avec des déplacements prévus en province. Et je pourrai même parfois travailler chez moi (si, si, c'est noté noir sur blanc dans mon contrat !).

Je suis obligée de vous laisser un peu sur votre faim. Essayez de ne pas être trop curieuses, d'accord ? LOL En tout cas, sachez que l’histoire de "Tout pour elles" commencée en mai 2006 et portée jusqu'ici par votre fidélité, n’est pas prête de s’arrêter...

EDIT du 1er décembre : cette rentrée professionnelle s'est très bien passée. Merci à tous pour vos si gentils messages :-) J'ai déjà plein d'anecdotes à vous raconter. Je tâcherai de poster très vite un nouveau billet. Promis !

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dimanche 23 novembre 2008

Ces mères actives qui culpabilisent

Avez-vous déjà entendu ces phrases :
- Pour un enfant, rien ne vaut sa mère.
- Un enfant, ça grandit vite. Faut en profiter avant qu’il ne soit trop tard !
Typiquement, le genre d’expression qui vous culpabilise lorsque vous travaillez. Et bien, tenez-vous bien. Ce sont de fausses vérités !

meres_coupables_Giampino "Une mère qui travaille n’est ni une mère absente, ni une professionnelle tronquée. Les enfants dont les mères travaillent ne vont ni mieux ni moins bien que les enfants dont les mères s'occupent à plein temps". C’est Sylviane Giampino, auteur du livre à succès Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? qui l’a dit haut et fort lors de la formidable conférence-débat organisé par le réseau HEC au Féminin, le 23 octobre dernier.
J’y étais, et d’entendre cette psychanalyste et psychologue auprès des jeunes enfants et de leur famille depuis plus de 25 ans, battre en brèche ces idées reçues, cela a fait un bien fou à toutes les working girls présentes dans la salle.

Allez, encore une petite phrase insidieuse, que même certaines d’entre vous ont laissé sur ce blog.
- Ce n’est pas le temps passé avec un enfant qui compte, mais la qualité de ce moment.
Que nenni ! Pour Sylviane Giampino :

"L’invention du temps de qualité passé avec ses enfants a engendré l’idéologie de la disponibilité parentale. Les enfants ont besoin de repères, de rythmes, de "plate-forme de sécurisation". Il n’est pas fondamental d’être rentré tous les jours avant l'heure du bain. Par contre, il est fondamental que les parents soient les supports et les témoins des étapes importantes de leur grandir (épreuves d'évaluation, spectacle de fin d’année, etc) ; présents et accompagnants aussi des phases de fragilité (maladies, échecs, peines d'amitié ou de coeur). Si on a peu de temps, l’enjeu est de permettre à l'enfant d'anticiper, les présences ou les absences, et d'être fiable dans les engagements. Leur sécurisation affective en dépend."

Pour aller plus loin sur le sujet : une interview de Sylviane Giampino pour la Revue Réalités Familiales de l'Unaf et pour le site Femmes-emploi.

Alors, déculpabilisée ? ;-)

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jeudi 20 novembre 2008

Prix Excellencia 2008 : j'y étais !

Voilà une initiative qui récompense depuis quatre ans des femmes ingénieures high-tech et qui n’est connue que par le microcosme des technologues et des scientifiques. Pour preuve, le peu de journalistes de la presse nationale présents lors de la remise des prix. Je ne parle même pas de la presse dite féminine. Bonjour la couverture médiatique ! Allez, je suis mauvaise langue : les lauréates ont eu droit aux hommages de la presse... régionale !

N'empêche... La prochaine fois que j'entends dénoncer le fait que les femmes sont sous-représentées dans les secteurs de l’informatique (étude du Cnisf), qu’il y a une crise de vocation scientifique et technique chez les filles, ou qu’il n’y a pas assez de modèles de femmes qui réussissent, je rue dans les brancards.

excellencia2008 Bref, après ce petit mouvement d'humeur (pour rester polie), je vous présente les quatre lauréates du Prix Excellencia 2008. De gauche à droite, Clarisse Dhaenens (catégorie Recherche), Dominique Altche (catégorie Entreprise), Virginie Simon (catégorie Jeunes) et Amina Dejean Bensaïd (Prix spécial du Jury). Leur point commun : la preuve que l’on peut s’éclater dans la high tech - domaine squatté par les hommes -, tout en gérant tambour battant sa vie familiale et personnelle.

Vous trouverez tous les détails sur leur formation, leur parcours et leur responsabilité actuelle sur le site du Prix. Mais ce qui me semble tout aussi intéressant, c'est le pourquoi de leur vocation. Et là, on constate deux tendances : soit le déclic a germé dans un environnement familial propice (parce que l’un des deux parents était déjà dans une activité de recherche ou informatique), soit il est né à l’école. Virginie, la plus jeune, a eu le coup de foudre sur un forum d’orientation et Amina grâce à un prof d’électronique au collège. Cela donne à réfléchir...

Pour info, les candidatures pour l’édition 2009 sont d’ores et déjà ouvertes. Le principe est simple : soit vous êtes vous-même une ingénieure et vous candidatez, soit vous en côtoyez une dans votre environnement professionnel et vous l’inscrivez. C’est ensuite au grand public de voter en ligne, puis aux membres du Jury de les départager. Allez, les high tech girls, sortez de l'ombre !!!

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lundi 17 novembre 2008

Quotas de femmes dans les entreprises : on en reparle !

hommesfemmes Je remets le sujet en ligne ici après l’avoir déjà abordé dans le forum du groupe Tout pour elles sur Facebook en juin dernier. D’abord parce que tout le monde n’est pas sur Facebook et ne peut donc participer au débat. Ensuite parce que l’actualité s’en est fait l’écho vendredi à travers l’intervention de Valérie Létard. La Secrétaire d'Etat à la Solidarité s'est dit plutôt favorable à l’introduction d’un quota de femmes dans les conseils d’administration. Pour rappel, elles ne sont que 8 % !
« Si l'objectif "n'est pas d'arriver immédiatement à une parité stricte", Valérie Létard souhaite arriver à une "proportion plus significative, par palier".» (source AFP)

Le sujet des quotas est délicat. Pour résumer :

- celles qui sont pour estiment que c’est un bon moyen pour percer le plafond de verre et ainsi accéder au haut de la hiérarchie. Mais n’est-ce pas alors la porte ouverte à une dérive de quotas vis-à-vis d’autres catégories comme les seniors, les noirs, les jeunes de moins de 30 ans… ?
- celles qui sont contre ne veulent pas être pris pour des femmes alibis, être promues parce qu’elles sont des femmes et s’entendre dire : c’est à cause des quotas qu’elles ont réussi. D’accord, mais alors quelles autres solutions proposées pour leur permettre d’atteindre les comités de direction des entreprises ?

Voilà, je relance le débat. Tous vos arguments et idées sont les bienvenus.

EDIT : juste pour préciser : le résumé ci-dessus condense le débat qui s'est tenu sur Facebook.

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vendredi 14 novembre 2008

Tester un métier avant de le pratiquer

J’avais repéré l’initiative sur le site de Fabrice il y a un an et je l’avais trouvée formidable. Le concept est américain et à l’époque, je me demandais qui allait bien pouvoir lancer ça en France. C’est désormais chose faite. De quoi s’agit-il ?

L’idée consiste à vous donner la possibilité de tester le métier dont vous rêvez auprès d’un professionnel qui le pratique déjà. Par exemple, vous avez envie de devenir libraire, vigneron, comédien, moniteur de tennis, ébéniste, mytiliculteur, éleveur de chèvres, crêpier… ? Vous pouvez désormais découvrir toutes les facettes de ces métiers en partageant pendant plusieurs jours le quotidien d’experts, histoire de bien caler votre rêve avec la réalité.

peradequa vaimetiers Depuis peu, deux sociétés françaises proposent ce genre de prestations : PerAdequa et ViaMétiers (primé au concours Cré’acc). Chacune dispose déjà d'une belle palette de métiers. Bien sûr, ce n’est pas gratuit et le prix varie selon les prestataires et les formules proposées. Renseignement pris : ViaMétiers facture 1 950 euros HT un parcours de 4 à 5 jours (quelque soit le métier) comprenant de la formation en groupe et un stage d'immersion individuel. De son côté, PerAdequa commercialise la découverte du métier (2 et 3 jours) à partir de 600 euros HT et sa formation (3-4 ou 5 jours) à partir de 1 500 euros HT.

Pas vraiment abordable pour les demandeurs d’emploi, me direz-vous. Mais des offres spécialement adaptées à leur "statut" ne vont pas tarder à arriver. En attendant, si vous êtes salarié et que vous songez à vous reconvertir, vous pouvez toujours demander à ce que votre employeur prenne le coût en charge, en faisant jouer votre DIF par exemple ;-)

En tout cas, je reste persuadée que ce concept a de l’avenir. Il n’y a qu’à voir vos réponses lorsqu'il y a un an, j’ai cherché à savoir si le métier que vous exerciez était bien celui dont vous rêviez. Vous n’étiez que 5 sur 39 à m’avoir répondu... oui !

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mercredi 12 novembre 2008

Un papa-bédéiste fou de sa fille Maé

paccomae Je ne me rappelle plus très bien comment je suis tombée sur le blog de Maé, mais j’en suis vite devenue accro. Maé est une petite fille de 4 ans et le personnage principal d'une BD. Son auteur n'est autre que son papa, Pacco, dirigeant d'une agence de création graphique en région parisienne.
Depuis 2007, ce quadra croque avec beaucoup d’humour, de tendresse et de complicité son rapport avec sa fille. Leurs bouts de vie se succèdent sur le blog, en attendant le premier album papier qui devrait voir le jour l’année prochaine.

Avant que ce papa dessinateur de talent ne soit happé par la notoriété, j'ai pu lui arracher une interview-express.

  • Quel a été le moment déclencheur, celui qui vous a donné envie de dessiner votre fille et votre quotidien avec elle ?

Je pense que faire des planches sur sa progéniture est une idée que tout auteur de BD a un jour. J'ai eu la chance de trouver un "angle" qui a plu et qui m'a motivé à en faire d'autres.

  • Dans la BD, vous avez l’air d’un papa attardé, un peu ado, accro à la Nintendo DS, et Maé d’une petite fille tyrannique. Etes-vous tous les deux ainsi dans la vraie vie ?

C'est bien évidement une des facette de nos personnalités et un des aspects de notre relation. Mais heureusement, ce ne sont pas les seuls. En réalité, Maé est un enfant comme tous les autres… Et moi, je suis Batman. Mais le principe du blog, c'est de faire rire les lecteurs, qu'ils aient des enfants ou pas. Donc je ne traite que des moments drôles de notre vie.

  • Toujours dans la BD, Maé zozote, dit "koooooaaaaaaa" et "Stoukette". Est-ce vraiment le cas ?

Maé zozotte beaucoup moins qu'avant, mais ça lui arrive encore souvent. Le "kooooaaaaaa", on lui fait la guerre à chaque fois pour qu'elle dise "comment ?". Mais pour l'instant, elle gagne une bataille sur deux. Pour "Stoukette", à chaque fois Sté ma femme - également blogueuse - me regarde comme si je rentrais d'une nuit passée avec des professionnelles de la profession.

  • Comment qualifiez-vous votre rapport de père avec votre fille Maé ? Quel genre de lien vous lie à elle ? Qu’est-ce que vous cherchez à lui inculquer ?

Je ne sais pas comment qualifier ce lien, je suis son père et elle ma fille, et nous explorons cette notion chaque jour. Le lien ? Bah l'amour !!! Comme je l'ai écrit sur la première planche faite sur Maé (elle avait alors 2 ans et demi), ce qui est essentiel pour moi, c'est qu'elle soit curieuse, respectueuse et autonome… Et qu'elle n'oublie pas que nous ne sommes que des poussières dans le vent.

Merci encore Pacco pour l'interview et pour m'avoir autorisée à reproduire cette planche.

yayourt

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samedi 8 novembre 2008

Mère active avec un enfant malade : un combat quotidien

musika-art Vous jonglez entre votre travail et un enfant à la santé fragile, victime d’une maladie chronique, récurrente, incurable, rare. Alors vous êtes comme Brigitte, maman d’une fille poly-allergique atteinte d’une dyskinésie ciliaire primitive (DCP). En résumé, une infection bronchopulmonaire dont souffre également Brigitte. Face à cette réalité qui l’amène à gérer son travail et son enfant "pas bien portant mais pas tout à fait handicapé", elle m’a envoyée un cri du cœur que je souhaite vous faire partager, avec son accord bien sûr (encore merci Brigitte).

« Dans ce genre de situation, ce que l'on ne prend pas en compte, c'est le stress de la mère qui travaille. C'est à dire la difficulté à gérer au quotidien ce type de maladie : se demander tous les soirs si le lendemain il lui sera possible d'aller au travail, qui pourra garder son enfant malade, qui appeler pour le garder, à quel prix… Pourra-t-elle demander un énième jour de congé ? Pourra-t-elle demander encore le changement des plannings ? Supportera-t-elle encore les réflexions du genre : "Encore" ?

Le fait d'être confrontée tous les jours, et pendant plusieurs années à ces questions, épuise le plus grand des dynamismes et optimismes. L'obligation de toujours jongler avec les horaires, les rendez-vous chez les médecins, essayer de garder le moral pour son enfant, sa famille et ses amis. S’entendre dire "tu es forte de supporter tout cela", alors que vous ne savez pas comment vous tenez et supporter ce quotidien fait de surveillance, d'inquiétude, d'incertitude, de culpabilité. Bien entendu un compagnon, un conjoint ou un mari peut être très présent ou laisser tomber. Mais la mère est la maîtresse de son foyer quelque soit ses revenus et conservera les soucis de son organisation et de la santé de sa famille.

Il faut parler des mères seules qui se retrouvent dans ce cas de figure. Que dire à ces jeunes femmes dont la détresse est à la fois morale, financière et affective ? Ces mères fragiles socialement qui arrivent à peine à survivre et qui en plus n'arrivent pas à travailler régulièrement du fait de la santé de leur enfant. Je pense à ces petits qui sont sensibles, qui sont des éponges affectives, qui ont besoin de certitude, de réconfort, de confort pour dépasser leur maladie.

Toutes ces mères, dont une grosse partie de leur salaire passe dans les frais de garde sont des citoyennes à part ! Elles n'ont le temps de rien, car elles tentent de concilier vie familiale, vie professionnelle, la maladie et parfois leur propre maladie. Et donc on n'entend pas parler d'elles.

Ce siècle se doit d'être solidaire et servir d'exemple pour les générations futures, il faut parler de ces mères et les aider dans leur combat quotidien car elles font beaucoup et apporte une grande richesse humaine à notre société en matière de patience, de persévérance, d'ouverture d'esprit, de réseau social, de trucs et d'astuces en tout genre... Elles sont porteuses d'espoir comme toutes les mères, mais avec encore plus de force et de vie. Car il s'agit de la vie d'enfants, adultes de demain, pas tout à fait bien portants, pas tout à fait handicapés !

Il faut trouver des solutions plus adaptées au niveau juridique dans les contrats de travail, plus de souplesse dans la prise de jours en cas de cure ou d'hospitalisation, des aides ponctuelles quand l'enfant est hospitalisé ou doit rester chez lui en repos, plus de possibilités de professeur à domicile. Garder un enfant à la maison dans le cadre de la maladie chronique est un parcours du combattant si injuste ! »

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jeudi 6 novembre 2008

Femmes et gallinacés

Mais pourquoi nous associe-t-on toujours à des gallinacés ? Poule, poulette, dinde et même pintade !!! Les éditeurs nous affublent de ces sobriquets de basse-cour. Coup marketing ? Véritable tendance littéraire ? J'en ai les ergots qui se hérissent.

lespintades Les pintades, c'est l'intitulé d'une collection de livres qui proposent des bons plans et une immersion 100% girly dans des villes comme New-York, Londres et Téhéran (pour l’instant).
Pour les auteures : "La pintade est une femme qui n’a rien d’une bécasse" (c'est sûr !). Quand on est une femme aujourd’hui, on est forcément un peu pintade (ah bon ???) Ce surnom n’a rien de péjoratif. Au contraire. C’est un pied de nez, un statement (un quoi ?), qui rend hommage aux multiples facettes des femmes. La pintade, égérie du nouveau féminisme ? Ab-so-lu-ment.'" (résolument non !).
Définition du Petit Larousse : Oiseau gallinacé au plumage sombre, originaire d'Afrique, acclimaté dans le monde entier.

Rassurant : il existe des pintades all over the world !!!

poulette Poulette, c'est l'égérie d'une bande-dessinée québécoise, c'est vous, avec vos doutes et vos angoisses de future chef d'entreprise. J’en avais parlé par ailleurs. Et "pour celles qui en ont gros sur le coco", Poulette vous propose la poulethérapie ! Bizarrement, le site de la cocotte, oups, pardon..., de l'illustratrice n'est plus du tout à jour. Poulette aurait-elle fini par créer son entreprise ?
Définition du Petit Larousse : 1. Jeune poule. 2. Employé comme terme d'affection : Bonjour ma poulette !

Plutôt employé affectueusement par les hommes, non ?

pasdepitiepourlesdindes Pas de pitié pour les dindes, c'est le titre du livre d'Alexia Laroche-Joubert (ex-directrice de Star Academy), ses réflexions sur la génération des femmes trentenaires, coincées entre héritage féministe et difficultés du monde moderne. Parait que c’est aussi un livre très autobiographique. Dinde alors !
Définition du Petit Larousse : 1. Dindon femelle. 2. Fam. Femme ou fille sotte, stupide.

C'est pas sympa-sympa pour les trentenaires !

gourdes Et lorsqu'on veut s'évader de cette basse-cour - comme Ginger dans Chicken Run -, c'est pour mieux y retomber, encerclé par un genre littéraire qui s'aggripe à nos ergots. Citons Le journal de Bridget Jones, Le Diable s’habille en Prada, Sex and the City et la collection, bien française, On n'est pas des courges (rebaptisée On n'est pas des gourdes). On appelle cela de la "chicken litterature" ou "chick lit" la littérature de poulettes, "futile, mais fondamentale" parait-il.
jeanne Mais voilà Jeanne, un gros oiseau genre Shadoks, avec ces trois poils sur la tête. Sa caractéristique ? L’oiseau-femme "parle peu, mais réfléchit beaucoup. Souvent ironique, parfois lucide, elle est cependant en toute occasion flegmatique".
Ce que je confirme pour avoir eu le privilège de voir en avant-première quelques planches du futur album de Chloé, sa jeune auteure.

Peut-être la seule caricature emplumée qui trouve grâce à mes yeux. Encore que... A la voir ainsi décapitée, Petit Homme a cru qu'elle représentait...attention... l'arrière d'un éléphant !!! Nous v'là bien !

Les_femmes1

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mardi 4 novembre 2008

Maman travaille : le réseau des mères actives

mamantravaille C'est tout nouveau, tout beau, et je ne peux que saluer l'initiative ! C'est Maman travaille, un site/blog qui se veut le premier grand réseau de mères actives. Pour en savoir plus, j'ai aussitôt contacté sa fondatrice, Marlène, une jeune maman entrepreneuse de 25 ans, rédactrice aussi dans différents webmédias, membre d'associations, bref une femme pleine d'énergie. Interview.

  • Comment vous est venue l'idée de créer ce blog ?

marlene_mamantravaille Je ne sais plus qui a dit "ce qui manque aux femmes, ce sont les réseaux". Les hommes -les pères- ont des prétextes divers et variés pour se réunir (club des amateurs de cigares, golf, sex shops, rayez la mention inutile), alors que les mères n'auraient que le droit de se raconter leurs accouchements en mangeant des macarons. Quand nous discutons, avec des amies mères, certes nous nous racontons nos accouchements, mais nous parlons aussi énormément travail. Et elles disent toutes la même chose : conserver et développer son activité professionnelle quand on est aussi maman, ça demande deux fois plus d'énergie. Un lieu de rendez-vous virtuel mais quotidien semblait tout indiqué.

  • Quelles informations y trouve-t-on ?

Tout ce qui peut intéresser les mères actives : des infos purement professionnelles, des conseils plus légers ("comment je m'habille pour...?"), une revue de presse sur l'égalité hommes/femmes, des idées d'activités pour nos enfants, des bons plans, des trucs et astuces pratiques sous forme de mini-débats, des anecdotes rigolotes (ou pas) de nos membres, des livres et des blogs, la présentation des autres réseaux féminins, et surtout des petites interviews de mamans qui travaillent, qu'elles soient connues ou pas. Et cette semaine, nous allons inaugurer la rubrique 3 questions à... une personnalité. La première risque de vous surprendre ! :)

  • Plus qu'un blog, vous avez l'objectif d'en faire un réseau de mères actives. Pourquoi et comment ?

Il existe déjà de très bons réseaux de professionnelles d'un côté et de très bon réseaux de mères de l'autre. Mais à ma connaissance, Maman Travaille est le premier réseau de mères actives (salariées, free-lance, entrepreneuses). En lançant ce blog, je pensais réunir une trentaine de femmes tout au plus. Or, le premier jour, il a reçu plusieurs centaines de visites, et des dizaines de mamans qui travaillent m'ont contactée pour me dire qu'elles en étaient ! Les buts affichés: nous coopter les unes les autres, échanger nos conseils, découvrir des parcours de mamans qui travaillent, partager nos expériences et pourquoi pas nos clients, nous rencontrer... Et à terme, créer une sorte de groupe d'influence, à notre échelle.

  • Votre rubrique "Les propositions" a aussi un petit air de... "revendications". Qu'est-ce qui selon vous cloche/manque le plus pour que les mamans actives vivent sereinement leur "statut" ?

Si Simone Veil avait juste demandé à voix basse en battant des cils "S'il vous plait, j'aimerais bien que les femmes puissent avoir le choix d'avorter, si ça ne vous dérange pas trop..." je ne suis pas sûre que sa loi aurait été adoptée ;-) A notre petit niveau, nous essayons de mettre en lumière ce qui ne va pas : par exemple faire garder son bébé est un vrai casse-tête et peut mettre un gros coup de frein à la carrière d'une femme ! Les mères ont un potentiel économique et créatif formidable, il n'y a qu'à voir par exemple le nombre de "mompreneurs" qui créent des entreprises, comme on peut en lire aussi sur Toutpourelles. Des choses très simples comme la généralisation des crèches d'entreprises ou du télétravail font cruellement défaut. Ces propositions sont évolutives, régulièrement les membres de Maman Travaille en suggèrent de nouvelles. Si vous-mêmes vous avez une idée, n'hésitez pas :-)

  • Vous êtes-vous même une maman qui travaille (et pas qu'un peu au vue de votre bio !). Quels sont vos secrets pour tout concilier ?

Mon travail est avant tout une passion, (je suis web-rédactrice et j'ai une société de contenu éditorial spécialisée dans les NTIC). Si j'étais employée à la mine, je n'y mettrais pas autant d'ardeur... Et à vrai dire, je suis très mal organisée. Je peux passer des nuits blanches à travailler sur l'ordinateur, et le lendemain, supplier ma fille de baisser le son de son camion musical. D'où l'intérêt de Maman Travaille : je me demande toujours comment font les autres ! Pour déculpabiliser, je me répète qu'avoir une maman qui travaille est un bon exemple pour elle. J'ai aussi la chance d'avoir un entourage (d'hommes !) compréhensif, la plupart de mes clients savent que je suis tributaire des horaires de la crèche, mon associé est un ami, le père de ma fille se lève tous les matins pour le biberon...

  • Et les papas dans tout ça ? :-)

Attention, c'est un blog de mamans, mais les papas peuvent nous rendre visite, on ne va pas leur jeter des tomates. Le féminisme est une bonne chose, pas la misandrie ! Mon propre père a joué un rôle primordial dans mon éducation, donc je n'imagine pas élever ma fille sans le sien. Après, au sein du réseau Maman Travaille, il y a des mères de familles monoparentales ou même homoparentales... L'épanouissement des mamans qui travaillent se fera avec les papas, pas contre eux. Quand on ne s'étonnera plus qu'un père prenne son congé paternité ou quitte une réunion pour aller chercher son enfant malade, pendant que sa femme travaille, on n'aura plus besoin de Maman Travaille ! :-)

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